Les compétences digitales sont essentielles pour le monde du travail 4.0

La numérisation bouleverse le monde du travail. La demande d’expertise technique augmentera de façon spectaculaire, tout en exigeant davantage de compétences sociales et de créativité.

Dans une étude, le McKinsey Global Institute a analysé l’effet de l’utilisation des nouvelles technologies sur la demande de certaines compétences. Cinq secteurs ont été examinés à titre d’exemple, dont les banques et les compagnies d’assurance. Un total de 3 000 membres de conseils d’administration en Allemagne, aux États-Unis, en France, en Espagne, en Italie et au Royaume-Uni ont été interrogés.

Selon cette dernière, les activités manuelles sont en forte baisse, tandis que les activités technologiques, sociales et créatives sont en hausse. Dans l’ensemble, l’analyse montre que l’automatisation va encore accroître la demande de travailleurs qui sont déjà en nombre insuffisant aujourd’hui.

La numérisation change le monde du travail

L’automatisation croissante et l’avènement de l’intelligence artificielle modifient radicalement le travail quotidien et les compétences requises pour l’accomplir. D’ici 2030, la proportion de travaux nécessitant des connaissances techniques augmentera jusqu’à 55 %, tandis que les compétences physiques et manuelles seront de moins en moins nécessaires (moins 14 %). Dans le même temps, les compétences sociales et émotionnelles gagneront en importance. La part du temps de travail nécessitant ces compétences augmentera d’environ 24 % d’ici à 2030.

En revanche, la proportion d’heures de travail pour lesquelles des compétences technologiques sont demandées augmentera. Il s’agit notamment de l’expertise informatique, des compétences en programmation et en analyse, ainsi que des compétences en recherche scientifique et en conception technique.

L’Allemagne et les perspectives du travail 4.0

En Allemagne, la baisse du temps de travail consacré à l’utilisation de compétences manuelles sera encore plus prononcée que dans les autres pays étudiés, avec moins 22 % d’ici 2030. Dans le secteur manufacturier en particulier, la force physique et le contrôle manuel des machines seront de moins en moins nécessaires.

En revanche, la proportion de compétences technologiques en Allemagne – 14 % des heures de travail – est déjà comparativement élevée par rapport aux normes internationales. L’Allemagne devance les États-Unis et la France (11 % chacun) et le Royaume-Uni (12 %) en termes de travail attribuable à l’expertise technologique.

D’ici 2030, cette part du travail, qui requiert des compétences sociales et émotionnelles, passera à 19 % en Allemagne en raison de l’automatisation et de l’utilisation de l’intelligence artificielle.

Concrètement, cela signifie que même à l’heure de la numérisation, les compétences en matière de communication et de négociation, l’empathie et le leadership continuent de gagner en importance.

Les entreprises doivent doter leurs employés de nouvelles compétences

Une personne interrogée sur trois craint que le manque de compétences de la main-d’œuvre n’ait un impact négatif direct sur les résultats. Et un répondant sur quatre s’inquiète spécifiquement du fait que les objectifs de croissance ne seront pas atteints. Interrogés sur les changements les plus importants à apporter aux structures organisationnelles au cours des prochaines années, un quart d’entre eux mentionnent l’introduction et la promotion de possibilités de formation plus larges pour les employés.

Pour rester compétitives, les entreprises doivent donc former et développer leurs employés rapidement et de manière ciblée. L’apprentissage tout au long de la vie, dont on parle beaucoup, devient de plus en plus important.

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